Canaries vers le Cap Vert

Écrit par Emmanuel - - 1 commentaire
Nous partons le Lundi matin de La Goméra. Merci à Mel, Nick et Henri pour nous avoir aidés à sortir de notre trou de souris. La météo prévue est prometteuse : un peu de vent et peu de houle. Nous devrons faire une quinzaine d'heures de moteur pour nous sortir de la pétole. Petit à petit un vent de NE s'installe, la houle s'allonge et la vie à bord s'organise. Petit déj, visites à l'avant pour admirer les dauphins, longues réunions pour choisir les leurres de pêches, école, siestes, jeux de société, repas, lecture et regarder la mer. La nuit, les quarts s'enchainent, chaque nuit apportant son expérience permettant d'ajouter du confort à la nuit suivante. Une des 'surprises' vient du nombre de cargos se croisant le long de la côte africaine. l'AIS (système qui affiche chaque bateau équipé ainsi que sa route, son cap, son nom et une foule d'autres informations*) nous permet d'y voir clair. Cela met fin au mythe de la navigation seul au milieu de la mer, du moins dans ce coin ! Celle ci est pleine de pétroliers, cargos, navires de pêche et ... voiliers. Heureusement, dès que l'on s'éloigne des côtes africaines, c'est de nouveau moins encombré. J'aime autant car la nuit, moins nous voyons de lumière autour de nous, plus les quarts sont paisibles.
Le passage sous le tropique du cancer se fait en douceur, l'eau est de plus en plus chaude, le vent aussi. Des myriades de poissons volants s'envolent parfois d'un seul coup. Deux dorades coryphènes nous narguent sous le bateau (l'eau est suffisamment calme pour que nous les observions de longues minutes). Les dauphins viennent (presque) régulièrement nous rendre visite. Nous verrons une fois de plus des globicéphales indolents. Le dernier jour, un paille-en-queue fait même un passage au dessus du bateau : signe incontestable que nous allons arriver sur la première ile tropicale de notre périple.
La météo nous permet de vivre cette navigation très confortablement les 6 premiers jours. Seul le dernier jour est sur un mode un peu plus sportif : La houle de NW est là, le vent de NE à 15 ou 20 kts lève une mer de NE. Résultat les vagues ne sont pas bien rangées du tout. Il faut que l'on avance si nous ne voulons pas arriver de nuit sur Sal (à priori, pas de balisage nocturne). Opération réussie : nous mouillons l'ancre quelques minutes avant la tombée de la nuit. Cerise sur le gâteau, les copains déjà présents viennent nous accueillir et nous emmènent à terre en annexe. On peut donc aller se dégourdir les jambes (et boire un coup) à peine arrivés. Le luxe.

* le système calcule même en temps réel la distance minimum à laquelle le bateau en question va vous passer sous le nez et l'heure de ce passage.

1 commentaire

#1  - Mamie et Papy a dit :

Cher Emmanuel, je comprends à votre "air sérieux" et à votre bel attirail de pêche...que les poissons ont dû être impressionnés d'où le beau résultat des 2 belles prises et vos "airs satisfaits" à tous deux, bravo! Autrement, je ne pensais pas que
la mer était aussi fréquentée! Sinon une bonne navigation, des poissons volants,
des dauphins, Léo se préparant pour la nuit avec sa Maman, attentive auprès de Lui,
que du rêve ! Il n'a dû que vous manquer que je sois là pour vous faire la démonstration de "la marche sur l'eau" mais cela c'est une autre histoire n'est ce pas ! Gros bisous Juliette, Serge

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