Le 25 Septembre 2022 - Ila Volcano

Écrit par Emmanuel -
Ici les pierres flottent, l’eau bouillonne devant la plage et ça pu l’œuf pourri : C’est joli mais pas très romantique de mouiller sous un volcan (Ila Volcano). Par contre c’est magnifique. Sophie s’est baignée dans une eau limpide (une fois de plus) avant que celle-ci ne devienne laiteuse… Je décide d’attendre d’autres lieux pour me baigner. Pas fou.
Tout cela n’empêche pas les mouillages d’être blindés de monde, même fin septembre. Du coup les gens du coin te proposent de prendre une bouée pour la modique somme de 60 € la nuit… il est tard, le vent se lève, plus trop le choix.


Les fumées de soufre sont visibles à l'oeil nu... et au nez ;-)

Le 24 Septembre 2022 - La montagne qui fume

Écrit par Emmanuel -
La côte nord sicilienne n'offre que peu de mouillages protégés de la houle de Nord. Tant qu'à ne pas dormir, ou mal, nous profitons de la nuit pour avancer vers l'Est. Au petit matin, nous sommes entre les îles Éoliennes et l'Etna.

Et le levé du jour sur une montagne qui fume, l'Etna, c'est joli, impressionnant. Une bien belle façon de commencer la journée.
L'Etna et son panache de fumée au levé du jour depuis la mer
Panache de fumée de l'Etna éclairé par le soleil

Cap d’Orlando. La faculté des hommes d’églises à s’octroyer de belles places m’étonne toujours. Le phare, pour la sécurité des marins, se contente de la portion congrue.
Pic rocheux surplombant la mer et surmonté d'un édifice religieux. Le phare, lui, est niché au bas du dit pic.

Le 20 Septembre 2022 - Interactions sociales

Écrit par Emmanuel -
Vivre 24 heures sur 24 sur son bateau tout en changeant de mouillage ou de port tout le temps ne permet pas de croiser du monde. Du moins, ceux que l’on croise ne sont que croisés. Pas ou peu d’échanges. Surtout avec la barrière de la langue. Depuis 2 mois que nous sommes partis, nous ne parlons qu’entre nous. Exceptions faites de rares échanges commerciaux dans les quelques ports où nous avons fait escale. C’est bien peu. Heureusement qu’entre nous cela fonctionne aux petits oignons.

Mais les interactions sociales nous manquent. Pour ne pas dire que nos amis nous manquent.


Murs peints dans un village sicilien.

Forêt d'Eucalyptus
Arbre plié par l'effort

Vu de haut, les mouillages rouleurs sont faciles à detecter ;-)

Le 19 Septembre 2022 - Quelque part entre la Sardaigne et la Sicile.

Écrit par Emmanuel -

Le soleil chauffe le pont. Nous nous protégeons en passant du temps à l'intérieur du carré. Ce ne sont pas les choses à faire qui manquent. Prendre soin de soi, tenir le livre de bord, revoir -encore et toujours- les différents scénarii météo, lire, cuisiner, dormir... régulièrement, l'un de nous sort vérifier les réglages de voile sur le pont et faire un tour d'horizon (Ce serait dommage de percuter un autre bateau au milieu de l'eau).

Ce matin Sophie est sortie pile au moment où nous croisions la route de deux globicéphales. Belle rencontre même si cette fois ci, ils ne sont pas restés bien longtemps autour du bateau (souvenirs d'une très longue rencontre, c'était il y a plus de 10 ans)

Plus tard, c'est une grosse tortue qui regarde passer le bateau à une vingtaine de mètres...


La côte sarde est parsemée de tours "Nuraghes" (civilisation nuragique, en 1600 et 600 avant JC !). Il y en aurait plusieurs miliers


En quittant notre dernier mouillage en Sardaigne

Des pales d'éoliennes en balade sur la mer à l'approche de la Sicile


Le 18 Septembre 2022 - 2500m de fond, et si on se baignait ?

Écrit par Emmanuel -

Cela fait plusieurs heures que nous avons quitté les côtes. La géographie méditerranéenne fait que le sondeur n'affiche plus que '--' en guise de profondeur depuis un moment. Un coup d’œil sur la carte renseigne immédiatement ( c'est la magie des cartes) : sous la quille de 3Gouttes, les fonds sont à plus de 2500 m. Le vent est nul, la mer d'huile et le soleil cogne. Il n'en faut pas plus pour décider l'équipage à mettre en panne pour profiter d'un «petit» bain. En toute sécurité, chacun son tour et avec une ligne de vie à l'eau.

C'est une évidence mais je prends toujours du plaisir à constater que nous (humain, bateau ou n'importe quel bout de bois...) flottons avec autant d'aisance quelle que soit la hauteur de la colonne d'eau en dessous.

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